Les "Naturenales" plongent le spectateur dans un univers mystérieux et ordinaire à la fois. Les éléments sont vus ici sous le prisme d’un changement d’échelle ou d'une fragmentation. La Nature est montrée comme un système ordonné, une vision humaine même si sa figure n'apparait pas. Les compositions sont réalisées de manière à pouvoir correspondre au regard d’un promeneur en ville qui cherche, assoiffé, des fragments de nature.

Investissant massivement la représentation du ciel et des arbres, l’artiste les voient comme le dernier espace de liberté et d’observation d’un horizon lointain sans buildings, travaux, routes qui viendrait entraver son regard. Le regard est aussi porté sur des compositions de fleurs qui se trouvent encore dans les villes, dernier vestige, dernière ruine d’une végétation oubliée.

Linda Bachammar a déployé la série sur papier à l’aquarelle et au collage ainsi que sur toile à l’acrylique et à l’huile.

Alors que nous serons 75% à vivre en zones urbaines en 2050, la série interroge sur les liens entre l'Homme et la Nature en milieu urbain. Pourquoi s'en sent-il détaché ? Qu'est-ce qui l'attire indéniablement chez elle ?

© 2020 par Linda Bachammar