A la lisière évoque les frontières entre les végétaux et l'être humain dans zones protégées (serres, vitres) créées par l'Homme, qu'elles soient entretenues ou en friche. Les serres et les jardins urbains représentent un espace où l'être humain créé de bonnes conditions de vie pour la végétation, recréant parfois les conditions d'écosystèmes lointains ou disparus. Par la représentation de ces espaces, l'auteur s'interroge sur leur développement futur en raison du réchauffement climatique. Leur confinement fait penser au milieu médical et les représentations sont parfois brouillées, laissant penser à la vitre ou au grillage qui se place entre le visiteur et le malade, ici la nature, qu'il regarde comme un spectacle. Cette configuration peut-être vue comme une métaphore de la chambre d'hôpital. Mère Nature, malade, saura-t-elle être guérie par ceux qui l'ont contaminée ? 

© 2019 par Linda Bachammar